DPE à Cathédrale-Université à Beauvais : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Cathédrale-Université, l’analyse de 1 329 DPE décrit un quartier principalement composé d’appartements et marqué par le bâti antérieur à 1975. Les étiquettes D et C sont les plus représentées, mais la proportion de logements F ou G dépasse celle observée à Beauvais.

DPE à Cathédrale-Université à Beauvais : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Beauvais

Le dossier énergétique de Cathédrale-Université, à Beauvais, repose sur 1 329 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à l’échelle de la ville. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leurs périodes de construction et leurs résultats énergétiques. Elles constituent un repère pour situer un bien avant une vente ou une mise en location, sans remplacer son diagnostic individuel. Le quartier présente une forte dominante d’appartements, une présence importante de constructions anciennes et une consommation médiane supérieure à celle de Beauvais. La lecture doit néanmoins rester nuancée : les résultats diffèrent selon les logements, et les caractéristiques générales du secteur ne déterminent pas l’étiquette d’une adresse particulière.

Un bâti majoritairement antérieur à 1975 : 63,5 % des diagnostics

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Cathédrale-Université)Part du quartier
A00,0 %
B40,3 %
C36627,5 %
D53940,6 %
E29822,4 %
F846,3 %
G382,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Cathédrale-Université (Beauvais).

La période de construction dominante à Cathédrale-Université est celle de 1948 à 1974, qui représente 44,3 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en constituent 19,2 %. Au total, la part du bâti antérieur à 1975 atteint 63,5 %, ce qui donne un poids important aux constructions les plus anciennes dans le profil observé. Ces proportions décrivent une structure d’âge, mais ne renseignent pas à elles seules sur l’état actuel des logements. Les données fournies ne précisent ni les rénovations réalisées, ni les caractéristiques des parois, ni les équipements présents. Il serait donc excessif d’associer automatiquement une période de construction à une mauvaise étiquette énergétique.

Les maisons individuelles ne représentent que 6,2 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements. Cette répartition est essentielle pour interpréter le quartier, car son portrait énergétique est avant tout celui de logements en immeuble plutôt que de maisons. La surface médiane est de 53 m², contre 63 m² à l’échelle de Beauvais. Pour un propriétaire ou un candidat à l’acquisition, la comparaison la plus pertinente consiste ainsi à rapprocher le bien étudié de logements de nature et de surface comparables. Le corpus ne détaille cependant pas les résultats selon l’étage, la configuration de l’immeuble ou la taille du logement : il ne permet pas d’isoler leurs effets éventuels sur les étiquettes.

Les étiquettes D et C dominent, avec 122 logements classés F ou G

  • Étiquettes A et B : aucun diagnostic classé A et 4 classés B. Les classes les plus favorables sont donc très peu représentées dans le corpus analysé.
  • Étiquettes C et D : 366 diagnostics relèvent de la classe C et 539 de la classe D. La classe D est la plus fréquente du quartier.
  • Étiquette E : 298 diagnostics appartiennent à cette classe. Ce groupe occupe une place importante et mérite une lecture distincte des logements classés F ou G.
  • Étiquettes F et G : 84 diagnostics sont classés F et 38 classés G, soit 122 logements considérés comme des passoires énergétiques dans les données fournies.

La distribution des étiquettes ne décrit pas un quartier uniformément peu performant. La classe D arrive en tête avec 539 diagnostics, devant la classe C et ses 366 diagnostics, puis la classe E avec 298 diagnostics. Les passoires énergétiques F et G représentent 9,2 % du total. Leur présence constitue un point de vigilance, sans résumer l’ensemble du parc diagnostiqué. Pour comprendre un bien précis, il faut distinguer son classement de la fréquence de cette classe dans le quartier. Un appartement classé C et un appartement classé G appartiennent au même environnement géographique, mais ne présentent pas le même résultat énergétique. Les effectifs par étiquette invitent ainsi à raisonner logement par logement.

Une consommation médiane de 219 kWh/m²/an, supérieure au repère communal

Par rapport aux indicateurs disponibles pour Beauvais, Cathédrale-Université présente plusieurs écarts convergents. La consommation médiane atteint 219 kWh/m²/an, contre 175 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également plus élevé : 1 117 €, contre 1 018 €. Cette comparaison s’accompagne pourtant d’une surface médiane plus petite dans le quartier, à 53 m² contre 63 m². Ces valeurs sont des médianes distinctes : elles ne doivent pas être combinées pour reconstituer la facture d’un logement type. Elles signalent un profil énergétique globalement moins favorable sur les indicateurs présentés, mais ne permettent pas d’expliquer précisément les causes des écarts ni de prévoir les dépenses d’un ménage particulier.

  • Passoires énergétiques : la part des logements F ou G atteint 9,2 % à Cathédrale-Université, contre 7,8 % à Beauvais. Leur fréquence est donc supérieure dans le quartier.
  • Ancienneté du bâti : les constructions antérieures à 1948 représentent 19,2 % des diagnostics du quartier, contre 11,6 % à l’échelle communale. Le bâti ancien y est davantage représenté.
  • Repères de comparaison : 219 kWh/m²/an et 1 117 € dans le quartier, contre 175 kWh/m²/an et 1 018 € pour la ville. Il s’agit de valeurs médianes, et non de moyennes arithmétiques.

Vendre ou louer : situer le bien parmi 1 329 diagnostics

Pour vendre à Cathédrale-Université, ces données servent d’abord à contextualiser le DPE du logement. Le vendeur peut présenter son étiquette, sa consommation et son estimation de coût énergétique en les distinguant clairement des repères du quartier. La présence de 122 logements classés F ou G rend notamment utile une explication précise lorsque le bien relève de ces classes. À l’inverse, une classe C s’inscrit dans un groupe de 366 diagnostics et ne constitue pas un cas isolé. Les informations fournies ne contiennent aucune observation sur les transactions immobilières : elles ne permettent donc de quantifier ni une décote, ni un avantage de négociation, ni une probabilité de vente liée au classement.

Pour louer, le coût énergétique annuel médian estimé de 1 117 € apporte un contexte, mais ne doit pas être présenté comme la dépense future du locataire. La référence à privilégier reste le diagnostic propre au logement et les informations qu’il contient. Dans un quartier où les appartements dominent et où la surface médiane est de 53 m², la comparaison avec un autre bien doit rester attentive à ses caractéristiques particulières. Le corpus fourni ne comporte pas de règles juridiques ni de calendrier réglementaire : il ne permet pas de conclure sur les conditions de mise en location à partir de cette seule analyse. Cette vérification doit donc être traitée séparément du portrait statistique du quartier.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Cathédrale-Université ?

La classe D est la plus représentée, avec 539 diagnostics sur les 1 329 analysés. Elle devance la classe C, qui compte 366 diagnostics, puis la classe E, avec 298 diagnostics. Cette répartition donne un point de comparaison local, mais ne permet pas de déduire l’étiquette d’un appartement à partir de sa seule localisation dans le quartier.

Le quartier compte-t-il davantage de passoires énergétiques que Beauvais ?

Oui, en proportion des diagnostics analysés : les classes F et G représentent 9,2 % à Cathédrale-Université, contre 7,8 % à Beauvais. Le quartier totalise 122 logements dans ces classes, dont 84 en F et 38 en G. Cette fréquence supérieure constitue un indicateur de vigilance, sans signifier que tous les logements anciens du secteur sont des passoires.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour estimer les dépenses d’un logement à louer ?

Les 1 117 € de coût énergétique annuel médian estimé servent de repère territorial, pas de prévision individuelle. La valeur communale est de 1 018 €, mais aucune des deux ne remplace les informations propres au logement. Pour présenter un bien à un candidat locataire, il convient donc de distinguer son estimation énergétique de ces médianes et de ne pas assimiler celles-ci à une facture attendue.

Sources officielles

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